• François DesRosiers

La photographie infrarouge en N&B



J’ai commencé la photographie infrarouge numérique en 2006, ce qui fait déjà 11 ans. Je m’en suis fait une spécialité autant pour le portrait que pour la nature. Il y a des subtilités que j’ai découvert au fil des ans et surtout des expérimentations. J’ai travaillé avec des filtres et des appareils modifiés, beaucoup de différentes caméras et de plusieurs marques.


J’ai essayé la lumière naturelle, les flashs de studio, portatifs, les fluorescents et les lumières LED. Les essaies font partie de ma vie et de mon travail. Comme je n’ai pas de formation académique officielle, j’apprends sur le tas et des tas, il y en a en masse. C’est ce que j’aime dans ma démarche artistique, apprendre, découvrir, créer et finalement réaliser quelque chose avec tout ça.


Je suis plus un artiste qu’un scientifique et parfois ça complique les choses­­, souvent même. Faire de la photographie infrarouge, c’est aller jouer dans le monde de ce qu’on ne voit pas. On se promène dans le monde des nanomètres. L’humain voit entre 400 et 700 nanomètre, en dessous c’est l’ultraviolet, en haut voilà l’infrarouge. La comparaison serait avec les ultrasons. Certains animaux peuvent percevoir des sons que nous, humains n’entendons pas. Afin de voir dans cette zone d’infrarouge, nous avons besoin de filtres « infrarouges ». Il y en a différents, je dirais qu’il y en a, à différents nanomètres, ce qui donne des effets d’intensités variables. Plus le filtre a un indice élevé de nanomètre, plus l’image sera neutre, dans le sens de monochrome.



­Je travaille toujours en RAW, de façon à avoir le plus d’information possible dans mon fichier numérique. Plus au début, donc plus à la fin du processus de création de mon image N&B. J’ai changé ma façon de travailler depuis le début de mes recherches en photographie infrarouge. Au début, je cherchais à toujours faire une balance de blanc manuelle sur du gazon afin d’avoir une image la plus neutre possible. Le vert du gazon annulait le magenta du filtre. C’était la tendance et les logiciels étaient moins performants que maintenant, ou encore je les connaissais moins. Je ne suis surtout pas un grand expert de Lightroom, Photoshop, ON1 et Nik , mais je réussi à faire ce que je veux dans la plupart des cas. Comme je sais que je veux avoir une photographie en N&B, je travaille donc en monochrome à la base. Étant en RAW, ma photo sortira en couleur (magenta, bleu ou vert dépendant de ma balance de blanc) dans ces logiciels et je m’en fous complètement car je la mets tout de suite en N&B comme première étape dans Lightroom. J’ai un fichier de base avec toutes les informations et ensuite j’en fais ce que je veux. Si j’ai besoin de remettre une photo immédiatement ou que je veux garder le feeling que j’avais à la prise de vue, je fais aussi un JPG, mais c’est très rare. Je dois vous dire, que je ne fais que de la photo N&B, pas d’image avec des tonalités de cyan et de magenta ou encore avec du jaune. C’est pour ça que j’utilise les filtres avec le plus haut degré de nanomètre possible. C’est mon style, mon goût et je m’y tiens.



J’ai fait beaucoup d’expérimentation en nature pour commencer, dans mon coin à Rawdon. Il y a plusieurs rivières et ruisseaux à proximité avec des débits différents. Les premières photos ont été faites avec un filtre Cokin 007, ça la façon la plus économique. Le problème avec ce filtre c’est la sensibilité à la lumière parasite et qu’avec la manipulation on les salit et grafigne rapidement. J’ai beaucoup appris avec ce filtre et mon appareil Nikon D70. Le simple fait d’être dans le « fond du bois » les pieds dans l’eau me rendait fort heureux. C’est encore comme ça, sinon plus. Comme c’est un filtre très dense, les expositions sont longues et ça donne de beaux filés dans les rivières. Par contre, pour ce qui est de photographier du monde, ça se complique un peu.


Pour la photo de Sara, j’ai profité du fait qu’il y avait une belle roche dans la rivière Ouareau pour l’installé dessus afin qu’elle ne bouge pas. J’étais évidemment sur un trépied comme pour toute les autres photos. Tant que j’ai travaillé avec des filtres, j’ai photographié avec un trépied et même maintenant quand je le peux, autrement c’est que je suis en kayak.


Mes dernières photos de l’été 2006 ont été prisent avec un filtre Hoya 072, qui a un indice de nanomètre plus élevé que le Cokin, ce qui me donnait une image plus proche du N&B.

La suite va venir dans une prochaine publication de mon blogue.

Merci et à bientôt.

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