• François DesRosiers

Les herbes magiques



Elles sont légales depuis toujours mes herbes magiques. Il suffit que je les voie pour que je relaxe, que mon rythme cardiaque diminue et que le sourire revienne. Mes herbes, je les trouve partout où il y a de l'eau. En rivière, en lac ou encore sur le fleuve, elles sont là à m'attendre paresseusement.

Au fil des ans, j'ai appris à les voir plus facilement et à savoir comment les photographier. Je suis chanceux, car c'est lorsqu'il y a plein soleil que l'infrarouge est le plus efficace. Je profite donc de ces belles heures de luminosité et de chaleur pour aller à la découverte des herbes magiques.

Elles sont nombreuses et variées mes belles plantes d'eau. Ce sont des nénuphars, des quenouilles, des que je connais, surtout. C'est pas grave, elles sont toutes aussi importantes pour moi.


Quand j'en vois, je ralenti dans mon kayak, je prends le temps de trouver le bon angle pour leurs faire un portrait. Si je suis assez chanceux pour que mon amoureuse soit avec moi, je profite d'elle pour garder le cap et me concentrer sur ma capture poétique. Ben oui, je trouve ça poétique de faire des jeux de mots de lumière en nature, c’est ma poésie à moi.

De voir valser ces herbes autour de moi, me mets dans un état de méditation créative. J'en oublie tous mes tracas et me concentre sur la beauté simple qui s'offre à moi. La nature est riche et généreuse si on la respecte. Elle ne demande qu'à nous en donner plus.

De sentir ma main glisser dans ses flots, être entouré de ses fluides est une expérience unique que j'aime répéter le plus souvent possible. Fermez vos yeux (après la lecture de mon billet, SVP), mettez votre main dans l’eau vivante, style lac et autre et écoutez votre esprit. C’est-tu pas jolie, ce que vous entendez ? Pour moi, c’est le plus beau chant possible, avec celui des sirènes. Photographier sur l’eau, me donne cette possibilité d’entendre les sirènes et … les maringouins, mais ça c’est autre chose.


Pour revenir à la prise de vue en kayak, ça prend peu d’équipement. J’ai des attaches Peak Design installé sur ma veste et mes appareils, de façon à ce que je puisse facilement prendre ma caméra et un sac étanche pour le départ et l’arrivé, au cas où. C’est habituellement là qu’arrive les histoires tristes. Pour le reste, s’il y a trop de vent, ou bien je fais pas de photo ou je reste sur les berges. J’ai rien à prouver comme kayakiste ou photographe. Je fais ce qui me tente et m’inspire et le reste, ben ZUT.

Hier, on est donc allé dans le parc du Mont-Tremblant pour voir les hérons sur le lac escalier et on en a pas vraiment vu. Par contre, on en a entendu et c’est vraiment Death Metal comme son. Ça vient direct d’un autre monde. J’imagine camper près d’une héronnière. Il fait noir, c’est calme et tout à coup, ce crie de gorge unique qui vous glace le sang ou vous stimule. En tout cas, c’est certain qu’il se passe quelque chose.


C’est ce qui fait qu’on a été dans mes herbes magiques pour une belle sortie où j’ai fait ces photos. J’aime ces photos pour ce qu’elles représentent pour moi. Je les aime aussi pour leurs qualités esthétiques et techniques. Ça demeure un critère important pour moi que de voir une photographie qui se tiens et j’espère que les miennes le font. À chaque fois, j’apprends de nouvelles choses, je remarque un point particulier que je dois améliorer et je me reprends ensuite.

L’été fait à peine commencer et j’ai beaucoup de plaisir à venir.

À bientôt !

#Olympus #SEPAQ #kayak #Desrosphotographe #NB #rivière #ParcduMonttremblant #desros #photographie #infrarouge #nature #création #noirblanc #méditation

0 vue
This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now