• François DesRosiers

Chronique du "Bout du Monde"



En partant pour les vacances au parc Forillon en Gaspésie, je ne pensais vraiment pas me retrouver face au « Bout du Monde » Je savais, au départ que ce beau coin de pays était loin, mais pas tant que ça. 1000 KM, c’est pas le « Bout du Monde », peut-être pour les touristes, pas pour les voyageurs comme moi…comme nous, ma Cocotte et moi.


Les premiers jours de vacances ont été super relax et ça continue encore comme ça pour un bout de temps. Hier, on est parti à l’aventure dans un pays sauvage plein de bêtes pas trop féroces, mais surprenantes.


Le départ de notre expédition se fait au stationnement de l’Anse des Sauvages, ( Des Amérindiens) Il y a encore les deux appellations sur les panneaux de signalisation. On commence par une traduction moderne et ensuite, j’imagine qu’il ne va rester que la nouvelle nomination. Ça prend du temps parfois pour faire des changements sur des panneaux, imaginez, pour faire tomber des statuts sudistes avec Youppi à la tête du pays.


Donc, de là, n’écoutant que notre courage et ayant tout le stock photo dans ma veste de photographe, ça fait « pro », la découverte commence. Pour ma part, une veste c’est pas mal ce que je trouve de plus confortable et pratique pour une longue marche dans le bois. Pour ce rendre au, « Bout du Monde », on doit marcher au moins un très gros 4 KM sur un sentier (route) de gravier aménagé pour les marcheurs, poussettes et vélos. Y a du monde en TA! J’pense avoir dis bonjour plus souvent là que lors d’une journée de la période des fêtes chez Lozeau. Les gens sont courtois et les chiens, ben oui, des chiens dans le parc, sont aussi agréables. Pas de jappement ou de tas dans le sentier. Les seuls tas qu’on voit doivent être d’ours qui gambadent joyeusement entre deux repas de fruits sauvages.


On est finalement rendu au phare du « Bout du Monde » et une affiche nous dit, « Bout du Monde, 375 mètres ». C’est vraiment précis comme indication, sauf que ça doit être par le sentier, un vrai ce coup-là. Si, on va direct à vol d’oiseau, le « Bout du Monde » est pas mal plus proche et plus bas.


Ça , ça m’a surpris, le « Bout du Monde » en bas , près de la rive du Saint-Laurent. Je me serais attendu à le trouver en haut de la plus haute des montagnes, à une main salvatrice de Dieu. Ben non, peut-être pour pas faire de chicane, à savoir si Dieu existe ou non, y se sont dit, on met ça là et arranger vous avec ça. Un autre histoire, du Fédéral…On part un concept et débrouillez-vous avec la fin. On fume un calumet là-dessus!!

Dans la descente de ce magnifique sentier, il y avait un beau vieux couple assis en train de prendre une pause. La dame me regarde et me dit,: je pensais que vous étiez un joueur de cornemuse! Faut croire qu’avec ma veste au genou, mon trépied sur l’épaule avec une patte par en avant, c’était facile de confondre. Pour la petite histoire, j’avais mon costume de bain sous ma veste et la patte était celle du trépied.

La descente, c’est fait plus facilement que la remonté. Revenir du « Bout du Monde » demande du courage et de la détermination. Heureusement qu’on en a plein, mais c’est moins vite comme marche. Ça me fait penser à un sentier de hobbit, avec les arbres qui se rejoignent au-dessus de nous et la falaise vertigineuse tout à côté… avec ses garde-fous, au cas où.

De retour en haut, dans le vrai monde, on prend une pause sandwich au jambon et pomme maison. La seule toilette est une bécosse de bois qui me rapelle de vieux souvenirs de jeunesse. Visuel et olfactif compris, ça s’oublie jamais. Je suis vraiment à nouveau éveillé, c’est comme une sniff de mauvais sens bon périmé. Fin de la parenthèse.



Le retour se fait magnifiquement par le petit sentir qui suis les falaises avec vues sur une formation rocheuse vraiment particulière. On dirait que le « bout du Monde » tombe dans l’eau. Ça doit être pour ça que les phoques, , se tiennent loin de la rive.Il y en a beaucoup par ici.


Le dernier bout de route se fait très tranquillement, pour mieux voir le paysage et retrouver notre jeunesse un peu en arrière de nous. On est en forme ou on l’est pas. On l’est pas.


C’est pas grave, c’est merveilleux, c’est magique, on est heureux et il reste plein de vacances devant nous.

À bientôt pour une autre « Chronique du fond des bois

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