• François DesRosiers

Partir sans laisser de trace



Dit comme ça, ça peut faire un peu sinistre ou plutôt écolo, c’est selon.


Pour les amateurs de plein air, c’est le dicton de base. Laisser l’endroit où l’on campe dans un état égal ou meilleur qu’à notre arrivé. Ce qui reviens à dire, ramasse tes cochonneries et fais le ménage en partant.

Je suis toujours surpris de voir toutes sortes de canettes sur le bord du chemin dans un parc d’une telle beauté. Comment les amoureux de la nature, j’imagine vu qu’ils sont ici, peuvent jeter leurs déchets sans avoir de remords. À moins que ce soit les vidanges qui sortent des voitures par elles-mêmes. Je devrais toujours avoir un petit sac pour ramasser ce que je trouve en marchant, ça serait un plus. Prochaine résolution à faire. C’est ce que j’applique comme action quand je me prépare un feu de camp et qu’il reste du bois des campeurs précédents. Je l’utilise avec plaisir, c’est un feu de joie partagé avec l’inconnu.


Pour l’autre affaire de partir sans laisser de trace de notre humble passage sur terre, ça peut en turlupiner plusieurs. Faire sa trace, ça ne veut pas nécessairement dire avoir une statue, une école ou autre affaire solide qui devrait rester là longtemps. Ça ne veut pas dire non plus être célèbre ou connu par beaucoup de monde.

Pour moi, c’est plus simple que ça. Plus proche que ça. C’est de laisser un souvenir pour ceux qui auront été avec nous. Si je crée, c’est peut-être un peu dans cet optique-là, laisser une trace, un bout de moi, après moi. Comme je suis athée, je me débrouille de même avec l’inutilité de notre existence. Notre passage à tous, de façon individuelle n’aura pas changer grand-chose à l’univers. La seule chose que je peux faire, c’est d’essayer d’être une bonne personne le plus souvent possible. D’avoir le sens du partage et de le pratiquer. De bien aimer mes proches au lieu de vouloir aimer tout le monde. Ça me rappelle un passage dans le film « Hair ». Aussi et le plus important de m’aimer comme je le mérite, ça va m’être utile pour aimer les autres.


Du point de vu créatif, j’ai cherché une façon de le démontrer et je me suis servi de la longue exposition en photographie pour faire cet exercice. Lorsqu’on expose longtemps, plus de 1 minute par exemple, tout ce qui n’est pas au même endroit se trouve comme en transparence ou encore invisible, si c’est vraiment trop court. Dans cette photo, je me retrouve à 4 endroits différents et avec une transparence aussi différente. C’est assez simple comme calcul, si j’ai 60 secondes d’exposition, je dois décider combien de temps je reste au même endroit et ne pas dépasser ma durée totale d’exposition. L’exercice est intéressant parce que pas vraiment scientifique, quoi que. Pas pour moi c’est certain.


C’est tout de même particulier de pouvoir jouer avec le « être ou ne pas être » visible, tangible dans une œuvre imprimée sur un papier bien réel. J’aime vraiment ça cette possibilité de jouer avec une réalité qui ne tiens qu’avec la durée du temps d’exposition. C’est la même chose que nous dans l’univers. Je suis, j’existe dans cette fraction de temps dans l’infinie du temps du touttttt.


Je me prends au sérieux dans ma photo faite au 1/8000 de seconde et que ne n’existe pas dans celle de 2 minutes et tout ça dans la non-fin du monde où l’on vit. C’est quand même hot, l’importance qu’on se donne.

Photographier la nature me donne une immense charge d’humilité face à ce que je suis. Ça me donne aussi la possibilité de jouer avec le réel, de créer un monde qui est unique à moi, mon monde de cet instant. Je suis un artiste, je me prétends un artiste et je me donne les moyens de m’exercer avec tout ça.


C’est vraiment prétentieux ce que je dis et je l’assume pleinement. Ce que je crée n’existe pas si je change le temps de vision. Tout est effet de temps comme ce qui est ok ou non maintenant, dans la vraie vie. Dans la longue ligne du temps, tout n’est que passage et ça va continuer. Faut tout de même continuer à aller dans le bon sens, l’amour, le partage, la bonté et tout ce qui va pour vous. Éloignons-nous de la « Trumperie » et façonnons-nous un monde agréable pour les générations présentes et à venir.


Par mon travail de photographe, je veux donner la place à l’Imagination et la liberté d’être.

Merci

Desros!

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